La sémiotique et les sciences II.

Design, Sémiotique et Philosophie
Face à l’Anthropocène

La vie.
Modes d’emploi et stratégies de permanence

 

Après la première édition de 2018, consacrée à « La sémiotique et les sciences I., Biologie, Éthologie et Sémiotique », le XXXIXe colloque d’Albi, La sémiotique et les sciences II. Design, Sémiotique et Philosophie, vise à approfondir la notion plus générale de « champ de stabilité de la vie » (Vernadsky, 1926) et des stratégies pour garantir sa permanence.

Dans le domaine des sciences humaines, les recherches en design, comme d’ailleurs celles menées en sémiotique ou en philosophie, montrent une convergence autour de la thématique de la vie. Les réflexions sur le bio-design (Pyper 2006) et la biomimicry (Hargroves & Smith 2006), l’intérêt vers les formes de vie (Fontanille 2015) et une sémiotique du vivant (cf. Zinna 2019), ou le passage d’une philosophie de l’être à une philosophie du vivre (Jullien 2015), à une philosophie des animaux (Jeangène Vilmer 2011) ou à celle des plantes (Kohn 2017, Pelluchon 2016), exhibent plusieurs convergences entre ces domaines faisant de la vie un sujet d’étude partagé selon une approche individuelle (le « comment faut-il vivre aujourd’hui)  ; les valeurs collectives à adopter (le « durable » comme méta-valeur partagée) ; et les stratégies de permanence pour faire face à l’Anthropocène (ce que nous devons faire en tant que collectifs humains par rapport aux non-humains pour garantir cette permanence).

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Articulation de la problématique

Dans son acception la plus étendue, le design des cultures est l’opération d’ajustement accomplie par les collectifs humains sur l’environnement géographique local à un moment précis de son histoire  : à partir de la conformation du territoire, de la maîtrise des techniques finalisées à bâtir les espaces anthropiques, produire des outils et des armes ainsi qu’établir les comportements et les pratiques discursives réglant les interactions de la vie sociale (les lois, les normes, les usages). Toutefois, bien que moins visible, les cultures pratiquent une autre modélisation qui cible les existants sensibles abrités sur un même territoire. Ces opérations d’adaptation conduites à la fois sur l’environnement a-biotique, par l’aménagement de l’espace, et biotique, par la sélection des espèces végétales et animales, se poursuivent depuis la sédentarisation et la naissance de l’agriculture et de l’élevage, et plus récemment, elles ont été optimisées par l’écriture de la vie, et par l’exploitation intensive de l’agriculture et de l’élevage selon la variation génétique des semences, le clonage et la reproduction d’organismes en laboratoire (Rifkin 1998)*. Selon l’hypothèse propre à l’Anthropocène, c’est cette intervention prolongée sur les environnements inertes et vivants qui a produit l’instabilité climatique et la diminution de la biodiversité impactant sur les équilibres de la géosphère et de la biosphère.

À cette rencontre entre designers, philosophes et sémioticiens revient alors la tâche d’interroger la place du non-humain et la manière de repenser le design des cultures et le design social pour préserver le champ de stabilité la vie.

 

1. D’un design centré humain à un design centré vivant

Confrontés à l’épuisement des ressources planétaires, les designers évoluent dans leurs champs de recherche pour répondre aux problèmes d’un monde globalisé. De la conception des produits, ils sont alors confrontés à des problèmes sociaux, écologiques, politiques et humanitaires.

Plusieurs disciplines du design portent leur attention à la vie, à l’environnement et à la société : à partir des années 1960, le bio-design (Colani 1986-87) ; pendant les années 1960 et 70, le design écologique (Maldonado [1970]) suivi par le design soutenable (Papanek 1974, Manzini 1989), et enfin, plus récemment, par le design social (Findeli s.d.). Ces approches sont-elles en mesure de répondre à l’avènement de l’Anthropocène ou bien l’Anthropocène nous impose-t-elle de revenir sur la définition de « design », à savoir, celle d’améliorer les conditions d’habitabilité du monde pour une seule espèce : les sapiens ? Ces considérations sur la relation des humains avec les autres existants nous amènent à réfléchir à un modèle inclusif pour répondre aux défis du changement climatique. 

Né dans les années 1960, l’éco-design a pour but de réduire l’impact environnemental s’appliquant à toutes les phases du cycle d’un produit  : depuis l’utilisation des matières premières, qui doivent être réutilisables, biodégradables, recyclables et non toxiques, jusqu’à leur transformation dans le processus de production et de distribution, tout en vérifiant leur conformité en termes d’efficacité énergétique et de réduction de l’impact environnemental. Ces principes de l’éco-design sont poursuivis par le design durable à travers l’idéal d’une production à zéro émissions, par la possibilité de réutiliser les parties d’un produit et de les réintégrer dans le cycle naturel des éléments. Une telle conception implique les principes de biodégradabilité et de recyclage, de montage et démontage du produit, d’utilisation d’énergies propres et renouvelables, ainsi que la réduction des émissions nocives et, enfin, quand cela est possible, la dématérialisation du produit-service (Rifkin 2014). (Axe 1)

D’autre part, afin de répondre aux problèmes de conception d’objets industriels, le bio-design des années 60 s’était inspiré des solutions offertes par la nature. Une telle attitude biomimétique, visant les formes naturelles, a été dépassée par la biomimicry, cette dernière approche venant à incorporer les organismes vivants dans les matières utilisées pour modéliser les objets ou les environnements. Les recherches en bio-design sont ainsi passées de l’imitation des formes aux architectures hybrides, composées de matières vivantes, et aux solutions bio dynamiques qui essayent, où cela est possible, de remplacer les machines par les animaux ou par des micro-organismes. Dans ce passage, le designer a été supplanté par le bio-designer car les cycles vertueux à imiter ne sont plus ceux de la forme extérieure mais les modèles s’inspirant de la mécanique des vivants et de leur manière de s’intégrer à l’habitat  : à partir des gestes des animaux pour implémenter les mouvements de la robotique, en observant les manières d’emmagasiner et convertir l’énergie, produire de l’oxygène, neutraliser des poisons et éliminer les déchets, tout en recherchant une réponse dans les solutions adoptées par les autres espèces vivantes et, plus en général, par les modèles offerts par la nature. (Axe 2)

D’autre part, la nécessité d’un changement d’habitudes pour parvenir à contrer l’Anthropocène, demande une intervention qui n’est pas seulement normative ou directive, car elle vise une modification des comportements de consommation, de tri ou le rapport aux vivants non-humains[1]. En ce sens le design social constitue une alternative à d’autres solutions – par exemple la théorie des nudges[2] – car la méthode employée, celle du design collaboratif, offre l’avantage de sensibiliser et d’impliquer les citoyens à ces problématiques, les aider à identifier les effets des changements climatiques, en rechercher les causes, et s’approprier les solutions proposées par eux-mêmes afin de parvenir à modifier leurs comportements au quotidien. D’autre part, on s’interroge aussi sur l’influence de la didactique par l’apprentissage des relations à tenir envers l’environnement. L’élaboration d’un design du risque et des urgences, finalisé à la prévention et à la gestion des catastrophes, en collaboration avec les citoyens, se diffuse localement sur les territoires (Deni et Gisclard 2017). (Axe 3)

La menace des catastrophes géologique et biologique sont d’autre part une occasion pour repenser la définition même du design à partir des conséquences de la modélisation anthropique conduite pendant des millénaires par les différentes cultures, avec des degrés de responsabilité différents, sur l’environnement. Bien que dans le récit de l’Anthropocène, la déstabilisation du champ de la vie est la conséquence de cette adaptation, les conceptions du bio-, de l’éco-design ou du design social n’ont pas mis en doute le principe d’habitabilité du monde par l’homme et la définition conséquente d’un design centré humain et prônant l’amélioration des conditions de vie pour une seule espèce. Les recherches nées de la prise de conscience de la rapidité des changements climatiques et la diminution constante de la bio-diversité, portent à reconsidérer l’ordre hiérarchique des priorités à partir de la sauvegarde des réseaux des espèces car, de fait, c’est en protégeant l’enchaînement et la diversité des formes de vie que l’on parvient à préserver l’espèce humaine. Plutôt que le design des cultures, pensé par opposition à la nature, une possibilité alternative est celle de penser le design des habitats et des espèces par le croisement des Umwelten des vivants abrités sur le même territoire.

À la définition du design reviendrait alors d’intégrer le point de vue des non-humains, à savoir, celui des animaux, des plantes, des micro-organismes, des gaz, des minéraux lors qu’il s’agit d’introduire de nouvelles technologies, de changer la manière de produire ou de modifier les milieux, à la recherche d’un équilibre pour garantir le champ de stabilité de la vie. Afin de mettre en évidence le sens d’urgence d’un tel design, nous appellerons cette conception visant d’abord la permanence des formes de vie, le design du vivant. (Axe 4)

 

2. D’une sémiotique anthropique à une sémiotique du vivant

Un courant de pensée visant la continuité des vivants et adoptant, plutôt qu’un principe d’exclusion, des degrés de participation entre l’humain et le non humain, est en train de s’affirmer aussi en sémiotique et porte, sinon à effacer, au moins à rendre perméables les frontières entre l’anthroposémiotique, la zoo-sémiotique et la bio-sémiotique[3]. À côté d’une sémiotique anthropique visant les discours sur les animaux (cf. Marrone et Bertrand 2019), on envisage alors la constitution d’une sémiotique des animaux et des plantes assumant leur point de vue pour la description de leur forme de vie[4]. Un tel élargissement pourrait venir à compléter la recherche pour constituer une sémiotique des existants sensibles suivant les interactions et les comportements communicatifs et langagiers tenus globalement par les espèces biotiques sur un territoire. (Axe 5)

Pour expliquer le phénomène de l’adaptation des vivants à l’habitat, la sémiotique reprend la notion d’expérience comme mémoire des interactions entre les existants sensibles et leurs environnements (Dewey 1925, Tuan 2006). L’adaptation d’une espèce à son habitat montre que, dans certains cas, le comportement adaptatif enregistre cette mémoire de l’expérience à différents niveaux, par exemple en traduisant la variation dans le patrimoine génétique afin d’en garantir la transmission aux générations suivantes[5]. La sagesse de la nature consiste à viser d’abord la survivance de l’espèce comme dans le cas récent des éléphants qui, afin de survivre à la chasse des braconniers d’ivoire, commencent à ne plus développer de défenses. Or, la sémiotique des signes et des signaux chimiques, auditifs, tactiles et olfactifs peut-elle fournir un modèle de ces phénomènes d’échange, communication, mémoire, adaptation et survie dans le rapport des vivants et leur habitats ? Et quelles conséquences comporte cet élargissement de la sémiotique anthropique à la sémiotique du vivant ? (Axe 6)

Le point de vue humain sur l’environnement se précise en revanche par l’étude des discours sur l’écologie, les directives politico-juridiques sur le durable (par exemple les directives proposées par l’ONU), la diffusion des récits sur les catastrophes naturelles (tels que la dissolution des glaciers, la formations des îles en plastique, les augmentations de niveau et de température des mers, etc.), ou par la naissance de figures controverses et charismatiques (comme récemment celle de Greta Thunberg), capables de stigmatiser les comportements des Institutions indiquant leur retard dans la prise de décisions (Axe 7). Dans cette production de discours sur les conditions climatiques, il faudra pourtant prendre en compte également la diffusion des thèses négationnistes, celles reniant le changement climatique ou ses causes (Latour 2015 et 2018). L’ensemble de ces communications constitue un vaste répertoire de sources et de modalités de discours, souvent en conflit, déjà vis-à-vis des conditions de la planète, de l’interprétation des causes qui les ont provoquées et, par conséquent, de l’attitude face à ces mutations. (Axe 8)

 

3. De la philosophie de l’être à la philosophie du vivre et des vivants

La philosophie du vivre, celle des cultures anthropiques (Jullien 2015) et celle des cultures des autres existants (Singer 1975, Lestel 2009, Kohn 2018), a aussi pris, depuis quelques années, le devant dans les études philosophiques. La réflexion sur les devoirs envers les animaux (Regan [1983], Pelluchon 2011), ou celle d’une éthique animale (Jeangène Vilmer 2011), conduisent à formuler une notion élargie de « bien commun » qui, plutôt que limitée à la société des humains, s’étendrait à la société des animaux et des plantes. Bien qu’absente dans la philosophie classique, l’étude des plantes révèle des processus peu connus de communication, de reproduction, de régénération et nous invite à repenser la vie, la mort, l’individu, l’espèce, voire l’exclusivité de l’« intelligence » que certains chercheurs attribuent de plus en plus ouvertement aux végétaux (cf. Hiernaux et Timmermans éds 2018). Ainsi, après celle des animaux, la philosophie du végétal devient l’occasion de réfléchir sur les enjeux et les comportements techniques et scientifiques, environnementaux et éthiques dans notre rapport à la nature. (Axe 9)

Pour Augustin Berque (2000), la philosophie occidentale privilégie l’être sous-évaluant les relations d’enchaînement au milieu. Il réserve à cette relation géographique des hommes à leur habitat le nom d’écoumène. Dans les travaux de Latour (2015) et les réflexions qui les ont suivis (cf. Federau 2017), la philosophie de l’Anthropocène porte à considérer la disparition de l’écoumène humain ou plutôt la possibilité ou l’impossibilité d’élargir cet écoumène en s’hébergeant ailleurs hors de la Terre (Axe 10). Dans l’espoir de mieux comprendre comment délocaliser la vie, l’exobiologie développe une archéologie des vivants terrestres ou de ceux localisés hors de notre planète, voire de notre système solaire. Elle introduit la question de l’habitabilité des environnements extra-terrestres et des contraintes que ces environnements imposent aux corps des vivants et à leur besoin d’alimentation et, par conséquent, aux formes de vie connues ou à celles à inventer ou à celles d’autres espèces inconnues qui se trouvent à les habiter. (Axe 11)

La troisième voie, celle de préserver l’habitabilité de la planète, commence en revanche par la conception et la gestion de villes capables de préserver cet équilibre dans la relation à l’environnement : par le changement ou la limitation des modes de production et de consommation de biens ; par l’impression 3D des objets limitant ainsi le stockage, le packaging, le déplacement des produits, tout en favorisant les recyclage par la fusion des matières employées  ; par les expériences des habitat participatifs ou des habitations produisant leur énergie, jusqu’à la fondation de villes à zéro résidus. Autrement dit, le projet d’une petite philosophie du vivre au quotidien pour rentrer en phase avec celle qui est une des stratégies de la nature  : la permanence de la vie. (Axe 12)

 

Finalités

Durant ces dernières années, nous avons vu se multiplier les appels à contribution sollicitant un regard interdisciplinaire sur les problèmes soulevés par le changement climatique.

La finalité de cette rencontre, qui suit celle de 2018 (Biologie, Ethologie et Sémiotique), est de favoriser une pensée transversale dans l’approche de l’environnement et de ses dérèglements en adoptant le point de vue des espèces dans les mutations des formes de vie. L’originalité du projet consiste à croiser le regard des sciences de la nature et celui des sciences sociales sur les relations des vivants à l’environnement. Il s’agit d’acquérir un point de vue non-anthropique dans le cadre des instabilités climatiques provoquées par les activités humaines. La plateforme offerte par le colloque poursuivra ce dialogue en vue d’une convergence entre les différents modèles descriptifs.

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Notes

* À l’entrée Wikipédia Brevetabilité du vivant nous pouvons lire : « [Elle]  désigne la possibilité de déposer un brevet sur un organisme vivant, animal ou végétal, qu’il soit pluricellulaire ou non. Longtemps exclus du domaine d’application des brevets ou de tout autre système semblable, les organismes vivants font aujourd’hui l’objet de multiples demandes de brevets qui varient en fonction des systèmes juridiques, parfois concurrents, et de la nature des organismes visés. […] Un débat a pris de l’ampleur dans les années 1990, avec le développement des OGM et du séquençage de l’ADN, débat qui s’inscrit également dans celui de l’accès à la biodiversité ».

[1] La relation asymétrique et hiérarchique entre Institutions et citoyens devient alors plus paritaire par l’intervention du designer social, utile en tant que figure de médiation pour passer d’une gouvernance « paternaliste » à une gouvernance laissant plus de place aux citoyens dans la prise de décisions.

[2] Le mot « nudge » renvoie à une technique pour inciter des personnes ou la population ciblée à changer leurs comportements ou à faire des choix sans être sous contrainte des sanctions. Cette méthode d’influence est qualifiée de « paternalisme libertarien » sur le principe d’un choix sans coercition. Une telle méthode a été explicitée, entre autres, par Richard Thaler et Cass Sunstein (2008) dans leur livre Nudge : Améliorer les décisions concernant la santé, la richesse et le bonheur.

[3] De ce point de vue, la définition même d’humain et de non-humain, introduite par l’anthropologie de Descola et Latour, pose plusieurs ordres de problèmes : s’agissant de fait d’une opposition privative, elle reste profondément anthropocentrique car l’identité des autres existants reçoit une définition négative par rapport à la place centrale accordée à l’humain. C’est le mot « vivants » qui semble le mieux manifester cette ligne de continuité de la vie des existants sensibles.

[4] Suivant les proposition de Uexküll, Fontanille (2019) appelle « subjectal » ce point de vue où nous assumons l’Umwelt d’une espèce pour décrire son mode de vie. S’éloignant d’une théorie du signe et du signal, cette sémiotique subjectale serait plus proche de la saisie de l’environnement selon les capacités des différentes espèces (Zinna 2019).

[5] L’épigénétique permet d’expliquer comment ces traits peuvent être acquis et éventuellement transmis entre générations ou, au contraire, comment ils peuvent être perdus. Aujourd’hui on s’interroge sur l’existence de codes épigénétiques en tant que méta-codes de la programmation de la vie. Un tel code se retrouverait dans les cellules staminales au moment de programmer la différenciation cellulaire.


 

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Design

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Axe Design

Axe 1. Eco-conception et design durable.

Axe 2. Bio-design ; design bio-dynamique.

Axe 3. Design des comportements et de l’habitat de la ville.

Axe 4. Design du vivant, du risque et des urgences.

 

Axe Sémiotique

Axe 5. Modèles pour une sémiotique du vivant.

Axe 6. Sémiotique des animaux et des plantes.

Axe 7. Sémiotique du discours écologique.

Axe 8. Analyse des discours de l’Anthropocène.

 

Axe Philosophie

Axe 9. Philosophie de la vie : des humaines, des animaux et des plantes.

Axe 10. Philosophie de l’Anthropocène.

Axe 11. L’habitabilité de la ville. 

Axe 12. L’exobiologie et l’habitabilité des autres espaces.