OLG 2015

propositions n° 01

Proposition n° 01

La durabilité du développement en situation de risque :  enjeux politiques dans le discours du président français lors du sommet des maires pour le climat

Axe(s) à préciser 

Cet article est une analyse du discours du président français lors du sommet des maires pour le climat le Jeudi 26 mars 2015.  Il est vrai que l’intérêt suscité par le discours politique a varié selon les récepteurs. La spécificité de ce discours réside dans l’articulation qu’elle permet d’opérer entre « l’acte de produire et celui de recevoir. » Dans cet article, nous constatons que le processus communicatif permet d’observer sur quoi reposent les stratégies discursives dans le discours. Nous estimons intéressant de découvrir les stratégies communicatives du locuteur et de présenter un ensemble de lectures pour tenter de tracer les parcours discursifs qui entourent ce discours. A partir d’un seul genre, le discours politique, cet article met en évidence le processus communicatif qui vise à produire un message précis : la durabilité du développement en situation de risque. La sémiotique tend à donner à ce processus un statut figuratif.

La démarche que nous expérimentons permet de constituer la situation d’énonciation discursive du discours politique. Nous nous focalisons sur quelques figures et sur la façon dont elles contribuent à la construction du sens. Nous nous proposons une bonne lisibilité qui permet, en utilisant ce corpus, de faire une étude représentative des mécanismes de fonctionnement des moyens de communication politique. Pour le choix de ces figures, nous allons proposer un texte assez riche tant au niveau des éléments figuratifs qu’à celui des fonctions thématiques.

Bibliographie :

KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, Les actes de langages dans le discours. Théorie et fonctionnement, Paris, Nathan Université, 2001.

PANIER Louis, « L’Analyse sémiotique d’un texte », in Sémiotique & Bible, n° 81, Lyon, CADIR, 1996.

MAINGUENEAU Dominique, « Josiane Boutet, Le pouvoir des mots, 2010. Paris, La Dispute, 193 pages », Mots. Les langages du politique [En ligne], 97 | 2011, mis en ligne le 15 novembre 2013, consulté le 29 mars 2015. URL : http://mots.revues.org/20553

Webographie :

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-du-sommet-des-maires-pour-le-climat-2/

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

 

 

 

 

 

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propositions n° 18

Proposition n° 18

Art « socio-écologique » et extinction du signifiant : les paradoxes du durable

Axe 1 : Sémiotique des pratiques, du design et des objets, Sémiotique des formes de vie, Sémiotique de l’art
Champs : Études d’objets et de services (les projets « durables »), Études de styles et formes de vie, Sémio-esthétique

À partir d’un corpus d’œuvres contemporaines issues du land art, de l’art numérique et de l’art planétaire, il s’agira de mettre en évidence la constitution d’un métadiscours implicite sur des problématiques sociétales et écologiques. Nous analyserons d’abord la médiation des problématiques de la nature et du respect de l’environnement par le technologique, dont l’écran du paraître apporte la distanciation nécessaire à la prise de conscience écologique. Puis, dans un second temps, nous verrons comment l’art fondé sur la valeur transculturelle de la durabilité met en question le principe d’immanence en procédant par l’intégration progressive de plans de pertinence jusqu’à postuler la forme de vie elle-même. Ce second questionnement ouvrira la réflexion sur l’extinction du signifiant qu’engendre un tel art. En effet, sur le plan d’expression, ces créations artistiques qui intègrent à leur structure la forme de vie convoquent des pratiques écologiques mais au risque de s’épuiser elles-mêmes. Bien que le potentiel des ouvertures sémantiques soit considérable, le discours esthétique atteint alors ses propres limites, en manifestant sur le plan de l’expression le paradoxe de la « tradition de la rupture » qui rogne les créations modernes et contemporaines sur le plan du contenu. Ce qui revient à ouvrir le champ de la réflexion suivante : les discours d’art contemporain que l’on peut qualifier de « socio-écologique » sont-ils eux-mêmes durables ?

BARRON, Stéphan, 2003 Technoromantisme, Paris : L’Harmattan.

BEYAERT-GESLIN, Anne, 2012 Sémiotique du design, Paris : Presses Universitaires de France.

CHALUMEAU, Jean-Luc, 1994 Histoire critique de l’art contemporain, Paris : Klincksieck.

FONTANILLE, Jacques, 2008 Pratiques sémiotiques, Paris : Presses Universitaires de France.

HEINICH, Nathalie, 1998 Le triple jeu de l’art contemporain, Paris : Minuit.

JIMENEZ, Marc, 1997 La querelle de l’art contemporain, Paris : Gallimard.

MICHAUD, Yves,1997 La crise de l’art contemporain, Paris : Presses Universitaires de France.

ZILBERBERG, Claude, 2011 Des formes de vie aux valeurs, Paris : Presses Universitaires de France.

 

 

 

 

 

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propositions n° 24bis

Proposition n° 24 olg

Des modes d’interaction aux modes de vie durables : la stratégie performative des ONG sur le web

Axe(s) à préciser

« (… ) La magie performative du pouvoir d’instituer, pouvoir de faire voir et de faire croire ou, en un mot, de faire reconnaître (…) » (Bourdieu : 1979, p.5) dont les ONG sont investies, s’appuie sur la défaillance individuelle dans la construction de valeurs durables pour l’existence. L’émergence d’instances relais garantes de valeurs collectives et transculturelles est dès lors légitimée par la nécessité d’agir pour le mieux vivre individuel et collectif.  La figuration par les ONG de ce que représente un mode de vie durable et des conséquences d’un non-investissement du collectif dans ce sens, engage une forme d’unification de la perception des valeurs d’engagement, de relation à l’autre et au monde. Lorsque ces valeurs sont transmises au sein de l’espace partagé du web, elles rejoignent et/ou confrontent la manière d’interagir de l’usager, la forme sensible de son expérience de l’acte, son expérience de « l’activité vivante » (évolutive dans l’espace numérique) et « vécue » (au moment de son interaction) (Fontanille : 2008, p.26).

Pour rendre compte des relations complexes entre l’ONG, comme instance énonciative légitimée, et l’usager, comme co-énonciateur pourvu d’une sensibilité perceptive propre (Landowski : 2005, p.44), nous proposons d’interroger les stratégies de transmission des ONG sur le web entre autorité, éthique et résistance.

La question de l’autorité vise à définir le périmètre légitime du plan d’expression de l’instance énonciative quand la question de l’éthique exige de faire partager, faire se rencontrer les valeurs de l’ONG avec les valeurs de l’usager dans l’espace numérique. Enfin, questionner la résistance de l’usager face à la stratégie c’est revenir à la pluralité des formes d’engagement occasionnant une pluralité de formes de vie face à l’appréhension et à la figuration de la notion de durable comme valeur transculturelle  pour nos modes d’existence d’aujourd’hui et à venir.

Notre approche se fonde ainsi sur deux questions :

(i) Comment l’ethos de l’ONG en tant que représentation morale au sens de mœurs, valeurs et imaginaire (Pignier : 2008, p.167 ), est-il mis en scène et légitimé dans le dispositif numérique ?

(ii) Comment la manière d’interagir de l’usager, engagé ainsi dans un processus de co-construction de sens, valorise ou dévalorise la stratégie performative de l’ONG ?

Ces stratégies performatives mettent en rapport l’action de l’usager dans l’espace numérique avec sa concrétisation dans la vie quotidienne (comme le geste de cliquer pour donner, remplir une pétition, partager une date de manifestation, témoigner d’une pollution, etc.). La mise en scène de ces stratégies est dépendante du degré d’interactivité configuré dans le dispositif  et du mode d’orchestration multimodale de l’interface. Enfin, leur potentiel d’influence est soumis au parcours d’interaction de l’usager.

Nous définissons dans cette analyse l’incidence du processus d’interaction de l’usager sur sa relation esthésique à l’interface comme sur sa perception du monde véhiculé par l’ONG. Les effets des  polarisations plus ou moins négatives ou positives produites lors de l’interaction engagent ou désengagent ainsi l’usager dans cette expérience de vivre un espace responsable dans lequel nous sommes incités à agir pour un mode de vie durable.

Pierre Bourdieu, « Les trois états du capital culturel » in Actes de la recherche en sciences sociales,Vol. 30, ed. L’institution scolaire, 1979, pp. 3-6.

Jacques Fontanille, Pratiques sémiotiques, ed. Presses Universitaires de France, 2008.

Eric Landowski, Les interactions risquées, ed. Pulim, Limoges, 2005.

Nicole Pignier, Benoit Drouillat, Le webdesign, Sociale expérience des interfaces web, ed. Lavoisier, Paris, 2008.

 

 

 

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propositions n° 26

Proposition n° 26

Formes de vie dans un récit de voyage

Axe 3 : Domaine : Analyse du discours

Le récit de voyage fait partie de la littérature marocaine , il a été écrit par des écrivains qui ont opté pour le voyage comme Ibn Batouta ( Le voyage d’Ibn Batouta ) ou par des ambassadeurs qui ont été chargés d’effectuer des missions par les souverains  pour remettre  des lettres  à des chefs  d’état étrangers .

Nous allons essayer  dans cette communication d’analyser le discours dans un récit de voyage écrit par l’ambassadeur Idriss Ibn Idriss AL- AMRAOUI. Il  a été envoyé par le souverain Mohammed Ibn Abderrahmane  pour remettre une lettre chérifienne a Napoléon III  en 1860.

1-L’énonciation dans le récit : L’énonciateur-narrateur.

Il s’agit d’un récit de voyage écrit par Idriss Al –AMRAOUI, lui-même ambassadeur chargé d’une mission par le souverain du Maroc. L’énonciateur installe dans le récit un narrateur qui se sert de l’instance personnelle pour raconter le récit   :

«  Le souverain, que Dieu le glorifie ! Après m’avoir prodigué ses conseils et donné ses instructions, me chargea de remettre à l’empereur despote  des Français une lettre… », P.33

L’énonciateur- narrateur  qui assume un rôle  social et politique (Ambassadeur), mais  il assume également le rôle de sujet, puisqu’il accomplit un voyage pour effectuer la mission d’un ambassadeur.

Le sujet de la narration, nous le remarquons, selon cette séquence procède à un découpage énonciatif ; il  y a le sujet  = je, qui implique le « nous » en confrontation avec le «  eux » qui est lexicalisé dans le discours par une figure  «  Despote des Français ».

«  Lorsque le souverain – que Dieu le glorifie !se rendit compte des agissements des Chrétiens et leur acharnement contre les côtes et les frontières  où ils  commirent des actes agressifs intolérables …l’intérêt religieux exigea du souverain la désignation d’un certain nombre d’ambassadeurs chargés d’effectuer auprès  des pays européens voisins – que Dieu les anéantisse !  des missions d’ambassades… »

Le «  nous », instance impliquée par l’énonciation subsume plusieurs sujets : Le souverain, l’ambassadeur, alors que le « eux » se définit par plusieurs acteurs : Les Chrétiens, les Européens, les  Français. Le discours met en œuvre selon cette structure  actorielle   deux actants collectifs : « Nous » vs « eux. »

L’actant collectif «  eux », composé de plusieurs acteurs s’investit sémantiquement comme suit : Chrétiens, Français, européens +dimension religieuse.

Nous remarquons que l’énonciateur se caractérise par une compétence discursive ; il sait parfaitement  bien qu’il s’agit des forces françaises qui ont déjà colonisé l’Algérie, pays voisin du Maroc, mais il choisit la figure : Chrétien pour désigner l’armée Française et le pouvoir de Napoléon III. Avec cette  charge  sémantique, le discours montre que la relation polémique se situe également à un niveau culturel.

Avec les figures «Agissements, acharnement  contre les  côtes et les frontières », qui connotent le « faire » des Français, l’énonciateur procède   à un découpage  spatial, il établit une relation entre le « nous », notre territoire et le « eux », le territoire de l’autre. La relation est conflictuelle, elle résulte de l’action de l’autre qui vise  à transgresser l’espace des frontières.

Nous remarquons que les éléments d’analyse : la dualité énonciative, le découpage spatial, le découpage culturel, établissent au niveau du discours une sémiosphère  qui se manifeste par une culture propre au narrateur. Le jeu de langage met en œuvre l’expansion d’une forme de vie caractérisée par une identité et une culture.

2-Le trajet : un programme narratif.

Le narrateur qui est également un sujet, effectue un voyage pour remettre un message à l’empereur Napoléon III. A Tanger, le consul de France a présenté à l’ambassadeur  un interprète. Cette figure «  interprète »  a déjà  institué le dialogue avec le «  eux », avec l’instance qui représente l’autre sémiosphère , l’autre forme de vie.

Au cours du voyage (De Marseille à Paris), Le narrateur a décrit toutes les phases du voyage. Deux figures récurrentes ont marqué sa description : « L’organisation extraordinaire » ou «  Ce qui étonne l’esprit du sage »,  que ce soit pour le fonctionnement du train, pour l’architecture, pour les jardins ou les prés, pour l’armée  ou le télégraphe. Le narrateur réitère le terme : « organisation extraordinaire ». La description se termine toujours  par un énoncé évaluatif qui sanctionne positivement les réalisations dans tous les domaines. Mais il n’arrive pas à contenir ses émotions devant l’imprimerie et exprime un souhait ; il demande au souverain de terminer ses  « bienfaits » par l’octroi d’une imprimerie pour le pays.

L’énonciateur – narrateur semble être déchiré  au niveau du discours entre deux formes de vie ; celle ancrée dans des schèmes culturels régis par une vision religieuse et cette autre forme de vie marquée par le progrès  et par ce qu’il a constaté.

Est –ce que le narrateur va tenter de consolider la forme de vie qui est en harmonie avec sa culture ou va-t-il adopter totalement  ou partiellement les aspects de l’autre forme de vie par rapport à laquelle  il se situe en relation conflictuelle ?

L’analyse du discours du  récit va tenter d’éclairer les figures de chaque choix et la signification qui s’y attache.

FONTANILLE, Jacques, ZILBERBERG, Claude. Tension et signification, Mardaga, 1998.

LOTMAN, Iouri .La sémiosphère, Pulim , 1999.

LOTMAN, Youri .L’explosion et la culture, Pulim, 2004.

Pierlugi  BASSO-FOSSALI « Possibilisation, disproportion, interpénétration », ACTES SEMIOTIQUES  {en ligne}. 2012,n 115.

 

 

 

 

 

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